« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit » Khalil Gibran

Le deuil est un processus délicat et complexe qui peut durer plusieurs mois voire des années, en fonction de la relation que l’on entretenait avec l’être que l’on a perdu, de l’intensité des sentiments à son égard et de notre capacité à réagir et à aller de l’avant.

Le deuil est composé de 7 étapes qui ne se succèdent pas forcément :

Etape n° 1 - Le choc :
C’est une étape du deuil plus ou moins courte et intense selon les personnes et les circonstances du décès. Elle survient lorsque l’endeuillé apprend la perte de l’être proche ; il est accablé  et semble souvent dépourvu d’émotions.

Etape 2 - Le déni :
C’est le refus de regarder la réalité en face. Le choc de l’annonce est si terrible qu’il nous est impossible de l’accepter et par conséquent, la personne met en place un mécanisme de défense. C’est une réaction normale quand  elle ne perdure pas, sinon elle empêche d’entamer le travail du deuil et d’avancer.

Etape n° 3 - La colère, le marchandage :
C’est la confrontation avec la réalité qui va provoquer une attitude de révolte et de la colère envers soi-même, les autres ou même envers l’être cher qui nous a abandonné.  L’endeuillé peut également réagir en s’enfermant dans le mutisme.
Il éprouve de nombreuses émotions comme l’amertume, l’injustice, la culpabilité,  le remord, le ressentiment… Cela peut entraîner des questionnements et des reproches envers soi-même qui sont souvent infondés.
Au cours de cette étape, la personne peut parfois passer par une phase de marchandage qui peut avoir une connotation religieuse, voir magique. Elle dialogue avec  une « entité invisible »  en promettant de ne plus faire telle ou telle chose si la personne aimée pouvait revenir.

Etape n° 4 - L’abattement, la tristesse :
Une fois que l’on a franchi les étapes précédentes, il reste une profonde tristesse qui peut se transformer en dépression. L’endeuillé est désemparé, a parfois l’impression qu’il n’arrivera jamais à faire son deuil et, dans certains cas, peut même songer à s’ôter la vie pour rejoindre l’être cher.

Etape n° 5 - La résignation :
La personne prend conscience que l’être aimé ne reviendra pas; elle adopte une attitude fataliste, se laisse encore envahir par la tristesse et par la nostalgie et n’arrive pas encore à se projeter vers l’avenir.

Etape n° 6 - L’acceptation :
Dans cette phase, l’endeuillé accepte enfin la perte; la douleur s’estompe, devient plus supportable, il retrouve petit à petit le goût de la vie et ne perçoit plus l’avenir comme un obstacle insurmontable.

Etape n° 7 - La reconstruction :
C’est la dernière étape, la  confiance s’installe à nouveau, la personne retrouve son énergie, elle commence à réorganiser sa vie  en fonction de ses besoins et se fixe de nouveaux objectifs.

Dans la majorité des cas, le deuil nécessite l’accompagnement d’un thérapeute. La sophrologie peut intervenir pendant ce parcours difficile et tortueux pour aider l’endeuillé à tenir le coup, à surmonter toutes les étapes avec plus de sérénité, à alléger sa souffrance, à se relaxer, à évacuer ses émotions négatives, à éliminer des symptômes tels que l’angoisse, l’anxiété, les troubles du sommeil.
Elle apprend aussi à gérer ses réactions impulsives et parfois excessives, la peur de l’avenir et, dans certains cas, la peur de la solitude.
Elle peut également aider la personne à faire face à sa tristesse, à son désarroi, à éviter la dépression ou à la vaincre (toujours en accompagnement d’un suivi médical et si besoin d’un traitement selon la gravité de la dépression).
Par la suite, le sophrologue pourra aider la personne en deuil à accepter la réalité, à retrouver le goût de la vie, à prendre conscience de ses ressources et de ses potentiels, à retrouver confiance en lui, à se reconstruire, à prendre des décisions en toute autonomie et à se fixer de nouveaux objectifs.